Corcelles-Cormondrèche

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Communiqué de Presse

Le PLR de Corcelles-Cormondrèche encourage les citoyens à aller voter le 5 juin.

Un concours pour atteindre un taux de participation digne des enjeux de la fusion.

 

Le PLR de Corcelles-Cormondrèche est partagé concernant l’adhésion ou non de la commune au projet de fusion Neuchâtel Ouest. Toutefois, plutôt que de s’entredéchirer, la section a pris le parti d’inciter la population à se prononcer et à prendre son destin en mains. Ainsi, une campagne d’affichage invite pro et anti fusion à glisser leur bulletin dans l’urne. Un concours, avec à la clé des abonnements à Festi Neuch, est également organisé sur le site internet de la section.

 

Lors de l'Assemblée générale de la section PLR Corcelles-Cormondrèche du 27 janvier dernier, la question de la fusion dans le cadre du projet Neuchâtel Ouest a été posée. Les membres présents se sont prononcés de façon très partagée, avec pratiquement une moitié soutenant la fusion et une autre moitié se prononçant pour l'indépendance de la commune.

Depuis, les conversations vont bon train dans le village et les comités pro et anti fusion se sont constitués. D'un côté des arguments factuels sont proposés, comme par exemple la baisse du coefficient fiscal, la place de 3ème  ville de Suisse romande ou la difficulté d’assurer une relève au sein des autorités communales. De l'autre côté, l'argumentation laisse davantage place à des cris du cœur tels que «j'aime ma commune», «la qualité de vie à Corcelles-Cormondrèche est excellente» ou encore «nous avons des projets ambitieux pour le futur, gardons notre pouvoir de décision».

Face à ces fronts très marqués, la section PLR, attachée au débat démocratique, a opté pour la liberté de vote et décidé d’encourager tous les citoyens de Corcelles-Cormondrèche à se rendre aux urnes le 5 juin prochain afin de prendre en mains leur destin. C’est en ce sens que le PLR lance une campagne d'affichage communale pour que les citoyens se mobilisent et organise un concours sur le site internet www.plrcc.ch, avec en jeu deux abonnements pour les 4 jours de Festi'Neuch.

Entre raison et passion, à chacun de choisir !

Patricia Borloz,
Présidente du PLRCC

Fusionner ou ne pas fusionner: telle est la question

C’est la dernière ligne droite, le dernier moment de décider si oui ou non nous voulons fusionner et devenir la plus grande ville du canton. Mais pourquoi?

Le COPIL nous dit que nous vivons déjà dans un seul et même ensemble urbain, le cœur de l’agglomération neuchâteloise. Mais est-ce que le fait de faire ses courses au centre commercial à Marin nous pousse à vouloir fusionner avec Marin ? Est-ce que nous envisageons de fusionner avec Nyon parce que nous allons au Paléo ?

Autre argument : Les questions cruciales auxquelles nous sommes confrontés (trafic, logements, écoles, intégration sociale, etc.) concernent l'ensemble de notre agglomération. La majorité de ces points concernent tout le canton. Ce n’est pas pour autant qu’une fusion du canton en entier est à l’ordre du jour.

Ou bien : Seules, les petites communes peinent à se faire entendre et pèsent peu au niveau cantonal ou national. Et comme la concurrence économique entre les régions est vive, il faut se renforcer pour rester attractif. Au niveau cantonal, les communes de Peseux et Corcelles-Cormondrèche se situent dans le premier tiers des 37 communes du canton, juste derrière les nouvelles communes fusionnées. Et une ville de 45'000 habitants reste relativement petite au niveau national. Cette fusion profiterait-elle à Neuchâtel pour enfin dépasser La Chaux-de-Fonds ?

Le COPIL informe que pour avoir des infrastructures adaptées à nos besoins, l’ampleur des investissements à consentir est très important. La nouvelle commune disposera d’une base fiscale plus large et d’un meilleur équilibre financier. Selon les budgets 2016, Neuchâtel prévoit 28.3 mio d’investissements, Peseux 4.5 mio et Corcelles 5 mio ; pour un total de 37.8 mio. La convention de fusion prévoit des investissements de 29.4 mio. Cela fait tout de même 8.4 mio de moins.

Selon le COPIL, les activités sociales, culturelles et sportives méritent d'être mieux coordonnées et promues sur tout notre territoire. Avec ses finances consolidées, une commune fusionnée pourra renforcer son soutien à la vie locale et ainsi éviter l'effet «cité- dortoir». La convention de fusion dit que les subventions restent jusqu’à la fin de la première législature. Et après ?

Le COPIL souligne que la nouvelle commune redynamisera la démocratie de proximité, en introduisant un nouvel outil: des assemblées citoyennes dans les localités et quartiers, qui permettront à tous les habitants d’exprimer leurs attentes et de formuler leurs demandes aux autorités.Les assemblées n’apportent qu’un échelon de plus, aucune décision ne pourra être prise, que des revendications auprès d'une instance parallèle. Ça ne sera pas une assemblée communale ou une Landsgemeinde avec pouvoir de décision.

Ou encore : La fusion permet de renforcer notre identité, d'accroître notre cohérence, de gagner en puissance, et de proposer une démocratie innovante. Le statu quo nous prive de ces améliorations majeures et ne nous permet pas de répondre à la question : comment mieux gérer nos communes, aujourd'hui et demain ? L’identité des Subiéreux, des Cormontants et des Casse-écuelles est déjà prouvée par l’investissement des habitants pour ou contre la fusion. En ville de Neuchâtel, il n’y a pas de mouvement citoyen qui fait campagne pour ou contre cette fusion. Une ville suscite moins l’intérêt des gens, la démocratie est par contre vécue dans son ensemble à Peseux et à Corcelles.

Les électeurs sont attirés par des affiches avec des cochons pour les économies. Le coefficient fiscal n’est garanti que pour une année, ensuite il sera revoté au conseil général. Le budget puise 1.624 mio dans les subventions accordées par le canton. Les taxes (eau, gaz, électricité, etc.) ne sont pas encore fixées.

Pourvu que ça dure,

disait la mère de Napoléon à son fils empereur.

C’est ce qu’on peut aussi dire lors de la publication des comptes de la commune. Depuis neuf ans nous avons des résultats bénéficiaires qui nous ont permis de faire des amortissements supplémentaires, de constituer quelques réserves, d’augmenter un peu notre fortune et surtout d’investir.

Les comptes 2015 présentent un bénéfice d’environ 1,2 millions, en augmentation par rapport au budget 2015 et aux comptes 2014. Merci à nos habitants-contribuables et aux entreprises du canton qui ont permis ce bon résultat. Rappelons cependant que l’impôt des personnes physiques constitue le 94% de nos ressources fiscales et qu’il est donc important que nous utilisions cet argent pour le bien de ses habitants et pour que notre commune ne soit pas une cité-dortoir.

La commune va-t-elle bien pour autant ? Oui et non. Oui vu les bénéfices de ces dernières années, les prestations que nous pouvons offrir, les soutiens aux sociétés et associations et j’en passe. Oui et non si on considère les investissements que nous avons faits et que nous devrons encore faire. De nouvelles règles comptables imposées par la législation vont nous freiner dans nos projets et la loi sur l’aménagement du territoire nous empêche pour l’instant de développer comme nous l’espérions nos zones d’habitation.

Que faire pour que ça dure ? Le Conseil communal vous propose une solution, fusionnons avec nos voisins de l’est, Peseux, Neuchâtel et ajoutons-y Valangin qui a eu des liens forts avec la Ville il y a quelques siècles et en a encore. En nous regroupant nous ne perdrons pas notre identité et nous gagnerons en capacité d’investissement. Lisez ou relisez la convention de fusion, elle devrait vous rassurer sur notre futur. Le budget 2017 de la nouvelle commune est équilibré et satisfait aux nouvelles normes comptables, celui de notre commune en cas de refus de la fusion n’est pas encore établi et des choix difficiles devront être faits. Mais le plus important : quelle que soit votre opinion, allez voter le 5 juin.

Jean-Marc Nydegger

Conseiller communal

Responsable des finances et des ressources humaines

Fusion Neuchâtel-Ouest - Intervention

Mesdames, Messieurs,

Imaginez une commune qui s’étende de la forêt jusqu’au lac.

Une commune où il fait bon vivre, au-dessus des vignes tout comme dans un centre-ville dynamique.

Une commune où l’on est fier de ses artisans et de leurs produits, les vins des caves de CC ou les chocolats de Xocolatl par exemple.

Une commune renommée pour ses possibilités d’études et qui attire des jeunes de toute la Suisse voire du monde entier.

Une commune réputée pour ses centres de recherches et ses entreprises dynamiques.

Une commune où chaque quartier s’épanouit individuellement tout en profitant de la dynamique de l’ensemble.

Une commune d’une taille suffisante pour avoir les moyens financiers et humains de ses ambitions.

Une commune qui compte au niveau cantonal et national.

Imaginez enfin une commune qui puisse être le moteur du renouveau de notre canton.

Mesdames, Messieurs, le vote de ce soir est l’occasion de faire un premier pas de l’imagination vers la réalité. Ce n’est qu’un premier pas mais il s’agit sans doute du plus important. Ce soir nous décidons en effet de laisser ou pas les citoyens de notre commune réfléchir à leur avenir et à celui de nos institutions.

Mesdames, Messieurs, la force et la richesse de notre démocratie proviennent de notre sens aigu du dialogue, du compromis et de la forte intégration du peuple dans les décisions politiques. Ne dit-on pas qu’en Suisse le peuple a toujours le dernier mot.

C’est pourquoi, nous les Conseillères et les Conseillers généraux de Corcelles-Cormondrèche, devons accepter ces conventions de fusion afin de permettre à nos concitoyens de donner leur avis.

Didier Boillat

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